01Votre responsabilité n’est pas partagée
L’avocat répond personnellement de la consultation qu’il rend et de l’acte qu’il rédige. C’est le socle de la profession organisée par la loi du 31 décembre 1971, et c’est ce qui donne sa valeur à votre signature.
Un outil généraliste ne porte aucune de ces obligations : il produit un texte, et la responsabilité de ce texte reste entièrement la vôtre. meentera est conçue pour que cette responsabilité soit tenable : rien ne sort sous votre nom sans que vous ayez vu ce qui a été lu, ce qui a été cité, et ce qui a été signalé.
02Le secret professionnel ne se délègue pas
La révélation d’une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire est punie par l’article 226-13 du code pénal. Pour l’avocat, le secret couvre, en conseil comme en défense, les consultations, les correspondances, les notes d’entretien et plus généralement toutes les pièces du dossier, dans les conditions prévues par la loi du 31 décembre 1971 ; le Règlement Intérieur National en fait un principe essentiel de la profession.
Confier des pièces de dossier à un service grand public, c’est déplacer ce secret vers un traitement dont vous ne fixez ni le contrat de sous-traitance ni les conditions d’effacement. Chez meentera, les identifiants structurés de vos clients (SIREN, SIRET, numéro de TVA, RCS, téléphone, adresse électronique, IBAN) sont remplacés par des jetons avant l’appel au moteur d’analyse, de même que les noms que vous déclarez au dossier. Nous écrivons noir sur blanc ce que cette pseudonymisation ne couvre pas, à l’article 5 bis de nos conditions générales.
03Une convention d’honoraires écrite suppose une mission cadrée
Depuis la loi du 6 août 2015, l’avocat conclut par écrit une convention d’honoraires avec son client, sauf les cas d’exception prévus par la loi. Elle demande donc de savoir, au moment où vous la rédigez, ce que la mission va comporter.
C’est un travail de cadrage, pas de génération de texte. meentera part de la mission réelle, de ses étapes et des prestations qu’elle appelle, vous laisse fixer vos honoraires, et vous fournit un workflow de départ que vous adaptez à votre pratique.
04Ce qui a été lu doit pouvoir être prouvé
La question que tout avocat se pose devant une analyse automatique est la bonne : qu’est-ce qui a été manqué ? Un outil généraliste n’y répond pas, faute d’en avoir tenu le compte.
Sur l’analyse des pièces adverses, le livrable s’ouvre sur le compte des pages soumises et des pages effectivement lues, et nomme les pages douteuses par leur nom de pièce et leur numéro de page. Et quand la lecture est jugée insuffisante, l’export du livrable est refusé : pas un avertissement que l’on passe, un refus. Reprendre une numérisation coûte quelques minutes ; verser au dossier un livrable fondé sur une pièce que personne n’a lue engage votre signature.
05Ce que le cabinet a bâti reste au cabinet
Vos trames, vos moyens éprouvés, votre façon de construire un dossier : c’est ce que le cabinet a de plus difficile à refaire. Déposée dans un service grand public, cette matière sort de votre périmètre et vous n’en fixez plus l’usage.
Les pièces que vous déposez dans meentera ne servent pas à entraîner un modèle. Ce que votre cabinet produit reste rattaché à vos dossiers, à vos clients et à votre facturation.
06Certaines obligations ne se répondent pas, elles se tiennent
La vigilance à l’entrée en relation d’affaires, le criblage au regard des listes officielles de sanctions et de gels d’avoirs, la conservation des pièces qui les justifient : ce ne sont pas des réponses à produire, ce sont des obligations à tenir et des registres à conserver, dossier par dossier et dans la durée.
C’est la différence de nature entre un assistant de rédaction et un logiciel de cabinet : le second connaît vos dossiers, vos clients, vos échéances et vos factures, et garde la trace de ce qu’il a fait pour que vous puissiez en rendre compte.